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LDF en faveur de l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

LDF en faveur de l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Publié le 01 décembre 2018 Par Rédaction // Kinevent Mag
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« Tant que les femmes et les filles, qui forment la moitié de la population de la planète, ne vivront pas à l’abri de la peur, de la violence et de l’insécurité quotidienne, il nous sera impossible de prétendre vivre dans un monde juste et égal. » — António Guterres, Secrétaire général de l'ONU. 

Instituée le 17 décembre 1999, la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes a lieu chaque 25 Novembre et durant toutes la semaine qui comprend cette date plusieurs initiatives en faveur de cette cause se mettent en place. La présidente de la Fondation LDF, une dont la mission principale s'inscrit dans cette vision, nous explique le sens de l'engagement qui est le leur.

Kinevent Magazine : Bonjour madame, comment pouvons-nous vous introduire auprès de nos lecteurs ?

Latiwa Awato : Je m’appelle Cathy Latiwa Amato. Née à Bukavu, à l’est du Congo, je suis une épouse et une mère d’une fille de 5ans.
J’ai fait mes études à Kinshasa où j’ai obtenu une licence en Droit Publique International. J’ai ensuite été parfaire mon cursus en Belgique, avec une certification en Politique Internationale, Ressources humaines et Gestion de projets. 
Je vis actuellement au Nigeria, où j’exerce les fonctions de Project Officer et chargée des programmes genre et minorités pour le Centre Européens des Appuis Électoraux (ECES).
Je suis également la fondatrice de Latiwa Development Foundation Nigeria et DR Congo.

KM : Votre fondation LDF est engagée dans la question des violences faite aux femmes, quel sens donnez-vous à cet combat à l’heure actuel ?

L.A. : Les droits des femmes sont des droits humains. Il est impossible d’imaginer qu’une société digne de ce nom puisse aller de l’avant lorsque plus de la moitié de sa population est opprimée. Toutes les formes de violence faites aux filles et aux femmes, qu’elles soient physiques ou morales, sont intolérables et ont un impact, non seulement sur les victimes mais aussi sur leurs familles, leurs communautés et sur le développement de manière générale.

KM : Comment cette démarche (Le combat contre ces violences) s’inscrit-elle de façon concrète ?

L.A. : Nous organisons des évènements, réunions d’information, projections de films, visites amicales dans des endroits particulier (orphelinats, camps de personnes déplacées) au cours desquels nous venons à la rencontre des jeunes filles et des femmes pour les informer de leurs droits, faciliter leur autonomisation par des formations et surtout les encourager à parler, à dénoncer.

KM : Quel regard avez-vous sur la situation des femmes victimes de violence dans les zones de conflit, notamment les femmes à l’Est du Congo ?

L.A. : Les évènements qui se déroulent à l’est du Congo me touchent personnellement car c’est de là que je suis originaire. J’ai le sentiment qu’il ne s’agit pas d’un simple phénomène de violences sexuelles mais d’une tentative de destruction de notre société.
Les femmes sont le noyau dur, la fondation sur laquelle repose la communauté. S’en prendre à elles, et surtout de cette façon barbare, équivaut à mettre en péril l’avenir, la survie de ladite communauté.

KM : Quelles sont les principales difficultés que les associations comme les vôtres rencontrent-elles ?

L.A. : L’un des principaux objectifs de ma fondation est l’autonomisation des femmes grâce à l’éducation, le renforcement des capacités. Etant donné qu’un grand nombre de ces violences peuvent être liées à la culture, aux traditions, à la religion... il est parfois difficile de parler d’épanouissement et de liberté des jeunes filles et des femmes lorsque la norme est de les maintenir ignorantes, dépendantes, sans réelles perspectives d’avenir. Nous devons sans cesse trouver des moyens ingénieux de faire passer le message sans avoir l’air de « donner des leçons ».

KM : Comment voyez-vous l’avenir pour les dix prochaines années de la question des violences dont les femmes sont victimes ?

L.A. : Le train de l’indépendance et des synergies féminines étant en marche , les 10 prochaines années seront meilleures, on l’espère. Car le future est féminin mais aussi les femmes seront mieux préparées (formées , informés) à travailler d’un commun accord avec les hommes malgré toutes les barrières culturelles, religieuses , pour un développent de qualité des communautés. 
Comme dit plus haut, les femmes constituent la moitié de la population. Il est juste qu’elles soient traitées comme des êtres humains à part entière, libres de prendre leur destin en main , de faire les choix qui leurs conviennent.
Une population éduquée, informée et libre se développé et s'épanouie.

KM : Un mot de la fin?

L.A. : Notre devise: « Together...Stronger ». Unissons-nous tous pour assurer un meilleur avenir aux futures générations.

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